UCAD: Dans l’univers des étudiants  » carriéristes »

Le bois sacré est le lieu le plus fréquenté par les étudiants de l’université Cheikh Anita Diop de Dakar. Ici, le savoir ne s’acquiert pas ni sur un plateau d’argent, ni sur un plateau d’or. Il faut une foi et une volonté inébranlable pour arriver à ses fins. Dans ce temple du savoir, ils sont nombreux ces étudiants qui s’investissent pleinement dans la carrière. Ils élisent domicile chaque jour au bois sacré, un lieu calme et paisible pour bien réviser. Cet endroit mythique est le lieu de prédilection de beaucoup d’entre eux. Mais paradoxalement l’appellation de cet espace est méconnue par plusieurs apprenants.

À quelques encablures de la mer, et à un jet de pierre de la Corniche ouest de Dakar, on aperçoit l’université Cheikh Anta Diop. Dans ce prestigieux univers se trouve niché la mythique place des étudiants communément appelée « bois sacré ». Sur place, le gazouillement des oiseaux, mélangé aux bruits des véhicules ne déconcentre pas les quelques étudiants trouvés sur les lieux en train de préparer un examen de rattrapage. Un vent frisquet souffle par moment et dégage l’odeur de la mer. Le bois sacré est un lieu de prédilection pour les étudiants, convivial et jovial où il fait bon vivre. Avec ses arbustes et quelques arbres, le lieu fait penser à une forêt. Dans cette atmosphère calme et paisible les conditions d’un bon apprentissage sont réunies. L’ombrage des arbustes rend le lieu paradisiaque. Des bancs publics en forme cylindrique sont peints avec diverses couleurs pour rendre le lieu attrayant. Des lampadaires qui jouxtent les allées des piétons éclairent le lieu. Ici, chaque étudiant va avec sa méthode d’apprendre. Assise, la tête couverte d’un capuchon noir, assortie d’une jupe jaune, cette étudiante à la faculté des sciences juridiques a requiert l’anonymat. Elle confie que c’est un lieu idéal et calme pour préparer des séances de lecture, de travaux pratiques entre autres…’
À quelques mètres d’elle, sous un baobab, Arcia Janice Mbemba étudiantes en licence 2 à la faculté des Sciences et techniques précisément en biologie chimie et géosciences trouve le bois sacré adorable.  » Les étudiants aiment réviser dans des endroits en faisant des va-et-vient. L’endroit est spacieux. Le bois sacré te l’offre », confie-t-elle. En cette matinée de samedi, ils sont nombreux à l’endroit. Certains sont assis sous l’ombre des arbres, d’autres, debout, font des va-et-vient. Vêtue d’une robe multicolore, la tête voilée d’une écharpe jaune, son cahier à la hauteur de sa poitrine, Alima effectue des aller et retour sur le trottoir principal du bois sacré. Tellement concentrée sur son examen de rattrapage, elle n’a pas pipé mot.

Si le bois sacré est bien connu des étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, mais, ils sont nombreux à ne pas connaître d’ou vient cette appellation.

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