Goudomp : ville de tous les maux

Érigée en commune en 1990 puis en chef-lieu de département en 2008, Goudomp ressemble à un grand corps malade qui a besoin d’une thérapie de choc. Administrativement, nous pouvons dire que la commune a fait un grand bond en avant (communauté rurale, commune, département).

 

Mais sur le plan infrastructurel, Goudomp, malgré son envergure, n’arrive pas à voir de projets structurants. Prenons la voirie. Les routes sont impraticables du fait des eaux de ruissellement. Pour trouver une alternative, des jeunes se mobilisent dans les quartiers avec les moyens du bord pour ériger des passages de fortune. C’est l’exemple des jeunes de Belfort à Doumassou. Dans ces quartiers, la furie des eaux de pluies menace sérieusement des maisons surtout celles qui jouxtent l’ axe de l’école 3. Les canalisations, qui datent depuis longtemps, ne permettent plus l’évacuation des eaux de pluie. Par endroits, l’eau passe au- dessus du pont et érode les canalisations en y laissant des fossés profonds qui entravent le passage des piétons et des cyclomoteurs. Même les véhicules n’empruntent plus cette voie. Le quartier Diola counda est séparé des autres par un petit pont voire une jetée. Les populations souffrent beaucoup. Les eaux de ruissellement se déversent à l’intérieur des maisons causant ainsi beaucoup d’inquiétudes. Le problème de la voirie et de l’éclairage public dans certains coins constituent des préoccupations majeures pour la population. Même si on se réjouit de l’éclairage de la route principale très boueuse quand la pluie tombe.

 

Les maux de Goudomp sont divers et interpellent la responsabilité de nos hommes politiques à la manette. La liste est loin d’être exhaustive. Il s’agit notamment du déficit d’infrastructures routières, sportives, l’éclairage public, la formation et l’insertion des jeunes, l’allègement des travaux des femmes dans les rizières et leur autonomisation etc. …

 

A côté de cette kyrielle de maux qui constitue des goulots d’étranglement, nous ouvrons une autre page du registre. Il s’agit de l’absence de certains services départementaux comme le Trésor public, le tribunal d’instance, la police, entre autres.

 

Depuis des années, certains chantiers de l’Etat, qui avaient pourtant suscité l’espoir chez les populations, sont devenus  désespoir. Qu’en est –il du centre de formation, du quai de pêche ? Le centre de santé et le nouveau lycée ouverts à la va-vite se dégradent de plus en plus. Le foyer des femmes, réceptionné, mais jusque-là pas équipé.

 

Nos autorités doivent travailler à changer l’image de Goudomp, mais aussi à participer pleinement à l’amélioration des conditions de vie des populations. Les populations de Goudomp attendent toujours les premiers coups de tracteur ou de Caterpillar de PROMOVILLE, comme l’avait confirmé l’actuel maire de la commune à la veille des élections législatives.

 

Malang MANE

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