Gorée: Symbole de la mémoire de la traite négrière en Afrique

Gorée: Symbole de la mémoire de la traite négrière en Afriqu

A la gare maritime de Dakar. Dimanche 10 heures. Une longue queue de visiteurs en partance pour l’île de Gorée. Enregistrement, identification, port de masques obligatoires. La surveillance et le contrôle restent un facteur exigeant pour effectuer le voyage. Rien n’est laissé au hasard. 10 heures 25 minutes, une porte voix annonce à destination Gorée.
Plusieurs personnes à bord de Coumba Castelle, le nom de la chaloupe du génie protecteur de l’île. La chaloupe au moteur assourdissant entraîne le sursaut interminable des gros poissons au dessus de l’eau prés des contours du navire transportant des visiteurs du site historique. L’odeur désagréable de la mer n’est pas du goût de certains dans ce groupe composé de plusieurs nationalité.
Les discussions vont bon train. Certains pour leur énième fois, d’autre n’y ont jamais mis pied.
Originaire du Burkina, Fasso Nzongo Abibata, technicienne dans une radio internationale basée dans la capitale sénégalaise, vêtue d’une tenue traditionnelle, sa tête couverte de bonnet discute avec son époux sur l’actualité.
Environs 20 minutes de trajet, la chaloupe accoste sur une vaste étendue de terre au milieu de l’océan: c’est l’île de Gorée, symbole de la mémoire de la traite négrière en Afrique.
Dans ce sanctuaire africain, les roches ceinturent les bordures. Sur la berge certaines filles ont porté des tenues extravagantes et attirent tous les regards, tandis que d’autres continuent à se baigner.
Au musée historique, un groupe d’ élèves venu oublier le passé effectuer une visite pédagogique. Parmi elles Fatoumata Ndiaye, une collégienne.
 » Nous sommes très émus de visiter l’île de Gorée. Nos professeurs nous expliquaient l’histoire de Gorée en classe. Aujourd’hui nous découvrons la réalité » martèle – t- elle d’ un air timide.
Son camarade Mohamed Ben Makhtar Ndiaye, d’ un accent européen est visiblement émerveillé. Il découvre découvre l’ île.
 » C’est une chance de visiter Gorée. Nous devrons connaître l’histoire de nos ancêtres. Nous pouvons pardonner, mais jamais oublier du passé de nos ancêtres. » a laissé entendre.
A la maison des esclaves, les visiteurs sont introduits par groupe très réduit en raison de l’étroitesse du lieu. Sous un soleil de plomb, les visiteurs sont réunis dans la cours de ce vieux sanctuaire. D’ autres, debout sur des escaliers et certains occupent les allées des habitations des anciens maîtres d’ esclaves.
Kaba Laye, assistant au conservateur de la maison des esclaves,
fait face à des dizaines de visiteurs. Il parle à voix haute de la traite négrière sans langue de bois l’affaire des pensionnés de la maison des escales
Toute l’assistance le regardait et l’écoutait religieusement.
Il racontait l’enfer et la souffrance des privés de liberté. Moustapha étudiant en première année de journalisme et communication dans un institut de Dakar touché par le récit du maître des lieux fond en larme.
Chaque visiteur détenait par devers lui un smartphone pour immortaliser ce moment historique. Après ce long exposé, l’heure est venue de visiter les cellules où vivaient ces privés de liberté.
La maison des esclaves donne dos à la mer. Dans des cellules d’esclaves très petite, on voit des signes rupestres sur les murs difficile à déchiffrer. Devant la porte du voyage sans retour, l’océan Atlantique est à perte de vue.
Des vendeurs d’ objets d’ arts à l’image d’ El Hadji Adama Diop guide touristique depuis plus de 29 ans explique la galère qu’ ils vivent au quotidien.
 » Avec la conjoncture, la clientèle se fait rare. Les rares touristes ne veulent plus débourser de l’argent » selon le guide.
A Gorée, l’ avancée de la mer est un casse – tête pour les insulaires. Boubacar Sow, habitant témoignage les désagréments de ce phénomène et interpelle les autorités sur la nécessité de stopper l’avancée de la mer.
Gorée doit sa célébrité à la maison des esclaves qui constitue l’une des pages les plus sombres de l’ histoire de la traite négrière.
Ce lieu construit entre 1789 et 1784 est aujourd’hui un endroit de pèlerinage accueillant plus de 700 visiteurs par jours.
Malang Mané (envoyé spécial)

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