Chronique : Bily Boy, au delà du deuil, un symbole…

Face à certains agissements de la vie, se taire serait synonyme de complice. En ettet, le décés, hier, de Amadou Diallo alias « Bily boy » s’est répandu comme une trainée de poudre. Sur les réseaux sociaux, comme sur les médias classiques, une pluie d’hommages lui avait été rendue en guise de compassion et de reconnaissance au regard de l’ immense travail qu’il a abattu de son existence.

Du nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, la nouvelle est tombée comme un couperet sur des milliers de fans.

La musique de Bily a fait voyager partout le nom de Goudomp à travers le monde. Une fierté pour toute la Casamance. Combien de Goudompois ont bombé le torse pour revendiquer leur « Goudompoisité » à travers l’originalité du fond musical et sa belle mélodie ?

Dans certaines localités du Sénégal, une journée de prière a été organisée pour le repos de son âme. D’autres ont même suspendu toutes leurs activités culturelles jusqu’à nouvel ordre.

Comme un couteau dans le cœur, ma surprise fut grande, lorsque j’ai appris qu’à Goudomp, ville d’origine de notre cher Bily, les activités sportives n’ont pas connu d’arrêt.

Pourquoi cette indifférence de la part de certains jeunes de Goudomp, qui pourtant ont esquissé des pas de danse pour les belles oeuvres de la star du Balantacounda.

Je ne comprends pas cette attitude de la zone.  Au delà du deuil du rossignol Goudompois, je crie mon indignation. Arretons – nous un peu et faisons notre auto critique.  Ce que l’ avenir nous réserve, personne n’est dans les secrets de Dieu pour savoir ce que sera demain. Respectons la mémoire de nos disparus.  Les délices de la vie, d’ ici bàs ne devront pas de manière sarcastique nous pousser au snobisme.

La tragédie de la mort est en ceci qu’elle transforme la vie en destin disait d’André Malraux.

Donc, nous avons un seul destin : c’est la mort. Faisons une prise de conscience collective.  Une auto critique est nécessaire  pour chacun de nous. Certes, Bily est parti, mais ses oeuvres vont toujour porter l’ empreinte indélébile de Goudomp.  Plus jamais ça.

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